lundi 27 avril 2009

Premiers pas en Est-Azerbaidjan

Comment decrire tout ca sans photos ?...
J'aurais bien du mal. Alors je suis alle sur google chercher une image qui corresponde a ce que j'ai vu.

Apres la frontiere, a environ 30 km, il y a la ville de Maku :


Elle se trouve coincee entre deux montagnes qui ne laissent la place que pour quelques maisons de part et d'autre de la route, mais comme la ville compte beaucoup d'habitant, elle s'etend sur des kms et des kms : il m'a fallu des heures pour la traverser.
Le paysage ne change pas encore, ce sont les memes montagnes seches, presque desertiques, affichant a l'occasion de belles couleurs rouges ou vertes. Mais des la frontiere, la route semble descendre, et les pointes enneigees se font moins nombreuses dans le paysage. Et il semble y faire plus chaud : cette fois c'est la bonne, c'est sur ! C'est le printemps ! Je l'ai enfin rattrape. Pas de doutes possible, la ville est pleines d'arbres tous couverts de jeunes feuilles d'un beau vert tendre dont la vue me remonte le morale : finies les temperatures polaires, les chutes de neige et le vent glaciale des plateaux anatoliens !
Enfin j'espere...

A Maku, j'ai trouve un hotel pour dormir, et je passe la soiree a tenter d'assimiler la monnaie locale : apres l'arnaque de la frontiere, je deviens mefiant, mais je me perds un peu dans les chiffres a ralonge (les maths, c'est pas mon truc). Alors quand la nuit d'hotel passe de 10 ou 15 Lires a 80.000 Rials, je m'inquiete un peu. En plus, il y a 2 facons de compter : certains prix sont annonces en rials, d'autres en toumans (10.000 rials = 1000 toumans = 0,8 euros) et 5 jours plus tard, j'ai encore parfois du mal... Mais tout va bien, et la vie est finalement moins cher ici qu'en Turquie.

Il parait qu'il y a une ancienne eglise armenienne non loin, et un taxi se propose de m'y emmener, mais je n'ai pas le coeur au tourisme. Je sors tout de meme faire un tour en ville pour voir toutes les differences avec la turquie. Je suis servis.
Les maisons, d'abord : plus d'immeubles aux couleurs voyantes serres les uns a cotes des autres facon HLM : les maisons ont parfois un etage, mais pas plus. Les constructions sont en petites briques brunes qui fondent les batiments dans le decors de la montagne. Pas de toits en tuiles mais des terrasses. L'aspect general est un peu minable, mais propre. La Turquie s'est specialisee dans les trottoires de 50 cm de haut, mais ici pas de trottoire. En revanche, des caniveaux de 50 cm de profondeur et 30 cm de large ! Comme je le disais il y a beaucoup d'arbre, mais ce n'est qu'a Maku. En dehors, le paysage est aussi nu et desole que d'habitude.
Cote population, je vois de tout. Je m'interesse aux foulards, et tres vite, je dois oublier un certain nombre de prejuges : la loi oblige le port du voile, mais j'observe tous les niveaux de rigueur. De certaines femmes, je ne vois qu'avec peine les yeux dans la masse noir et flottante qui se deplace devant moi. Mais pour d'autre, un petit voile de couleur claire laisse apparaitre une partie de la chevelure aux meches teintees, et tout le visage est decouvert, avec maquillage, lunettes de soleil, etc. Pour le reste, veste longue, blue-jean et baskets. Entre ces deux extremes, il y a de tout, et meme si le noir domine clairement (mais n'est-ce pas le cas chez nous aussi ?), je suis tres loin de la severite que j'imaginais decouvrir ici. Cote hommes, je ne suis pas le seul a avoir les cheveux longs...
Autre changement : je voix des fleuristes partout ! Les iraniens aiment les fleurs... La derniere fois que j'en ai vu, ca devait etre a Istanbul !
Par contre, les cyber cafes sont tres peu nombreux, et l'acces aux sites web tres filtres.

La frontiere iranienne

Enfin la voila ! Depuis le temps que je l'attendais...

Je suis tellement content que je ne fais pas attention, et je me fait arnaquer comme un bleu par le premier venu (c'est le cas de le dire) : une fois passe le poste frontiere turc, un homme se presente pour me changer mes euros en rials, la monnaie locale. Bien habille, grand sourire, parlant correctement anglais : j'aurais du le voir venir de loin, mais non. Il me propose 1.200.000 rials pour 200 euros. De mon cote, j'ai completement oublie de verifier le taux de change sur internet, et dans le doute, je n'accepte de changer que 100 euros. Et je me fait arnaquer de la moitiee de la somme du fait de son taux de change parfaitement abusif. Normalement, 100 euros s'echangent contre 1.250.000 rials environ, mais ca, je l'apprendrai 2 heures plus tard. Heureusement que je n'ai pas voulu changer plus d'un billet (un reste de mefiance tardive, sans doute ?).

Tant pis, ca m'apprendra. En meme temps, avec tous ces zeros avant la virgule, j'ai un peu de mal a m'y retrouver ! Au debut, on a la sentation d'avoir gagne au loto...


Une fois au poste frontiere irannien, on me demande de passer d'abord au bureau d'accueil des touristes ou un jeune fonctionnaire tache de me persuader pendant un quart d'heure que son pays est tres tres bien. Ensuite, la police examine mon visa, et prend les empreintes de mes 10 doigts avant de me laisser passer.

Bienvenue en Iran.

mardi 21 avril 2009

Vers l'Iran

J'aurais mieux fait de rester quelques jours de plus à Erzurum... Moi et ma fichue bougeotte ! Je ne tiens pas en place. Le matin du départ, il se met à neiger, mais je pars quand même : s'il ne fallait marcher que les jours de beau temps ! Et puis ça ne durera sûrement que quelques heures...
Quelques jours, oui ! Une vrai galère.
Enfin bref. Le problème, c'est que je n'ai pas pu (pas su ?) passer les cols dans ces conditions. J'ai tenté, mais 65 km dans les chutes de neiges à 2300 m d'altitude, et bien, j'ai fini dans la cabine d'un camion. Dur. Le soleil s'est gentilment montré une fois que je suis arrivé près de la frontière Iranienne... quand je dois m'arrêter, bien sûr.
En plus je m'arrête vraiment pour une raison stupide !
Anticipant tout comme d'habitude, je me suis fait bloquer par un plafond banquaire... Bête, hein ? La Turquie m'aime et ne souhaite pas me laisser partir ;-)
Les cartes banquaires et autres travelers cheques ne fonctionnent pas en Iran. Il faut emmener du cash (en € de préférence car les dollars n'ont pas la côte), mais ma banque ne me laisse pas retirer suffisamment d'un coup... je reste donc 3 nuits en ville au lieu d'une pour réunir une somme d'argent suffisante. Ça m'apprendra à vouloir foncer.
Sinon, question tourisme, pas grand chose à dire, j'espère que ça changera après la frontière.
Rendez-vous en Iran !

mardi 14 avril 2009

Erzurum bis

Bon, et bien ça y est, je pars demain. Finalement, ça a été beaucoup plus simple que je ne m'y attendais, et s'il n'y avait pas eu le week-end, j'aurais pu partir hier !

J'ai à présent un superbe décalcomanie sur mon passeport, made in "Islamic Republic of Iran" : la classe !

J'ai appris à cette occasion que l'histoire de date précise pour passer la frontière, c'est "du flan", quant à la lettre d'invitation, je n'en ai pas besoin si je passe par internet... ce que j'avais fais à Istanbul ! Bref, j'ai juste rempli un papier, donné une photo, payé 60€ à la banque, et 2 heures plus tard, j'avais mon visa. Cooool !

Côté tourisme, il y a une matinée voir une journée agréable à passer ici : il reste d'anciennes "medrassa" (une école si j'ai bien compris) très décorées et remontant à une époque où la ville servait de capitale au roi du coin... il y a longtemps, quoi. Un caravensérail, aussi, et si on regarde bien, encore quelques vieilles maisons délabrées dont le style de construction diffère de ce que j'ai pu voir à Ankara ou à Istanbul... Il y a même un bureau de tourisme (miracle !) avec dedans quelqu'un qui parle un peu anglais (re-miracle !) : j'apprends qu'il y a une station de ski juste à côté. Pas étonnant, car à part la vallée par où je suis arrivé, ce ne sont que montagnes blanches qui montent jusqu'au ciel tout autour de la ville ! Il y fait d'ailleurs bien froid, mais comme les immeubles arrêtent le vent, ça va. En dehors, c'est le domaine d'Eol et la bise est glaciale malgré un beau soleil.
Bref, Erzurum ne déçoit pas comme Ankara.

Côté rencontres, c'est pas mal non plus : dans un cyber café, 2 jeunes ont remarqué que j'utilisais le web francophone. Ils m'abordent et se présentent... en français ! Ce sont 2 étudiants Turkmènes qui font leurs études ici. Ils sont visiblement ravis de pouvoir pratiquer le français et refusent que je parlent anglais ! Ils m'emmennent chez eux, m'offrent le thé et me proposent de partager leur repas. Je passe une super soirée en leur compagnie et sur la fin, je les aide à faire leur devoir !!! C'était drôle, mais ils sont doué !
L'un d'eux m'a offert son bonnet de prière : j'ai fais l'erreur de vouloir l'examiner, et je l'aurais offensé en refusant le cadeau... sauf que maintenant, il n'en a plu. Penser à retenir ma curiosité les prochaines fois ! Ceci dit, avec le chapelet des jandarmas, je commence à être équipé "local" ! ;-)
Et puis j'ai rencontré un français au consulat Irannien : un vrai voyageur qui à déjà parcouru de nombreux pays ! Sa discution s'avère très intéressante et j'apprends plein de choses sur ce qui m'attend ensuite ! Et puis on parle le même langage, les mentalités sont proches... Le courant passe bien. Voilà une rencontre agréable et intructive !

Donc voilà, je pars demain matin (mercredi 15 avril, je crois) et devrait être sur la frontière aux alentour du 25. Et une semaine plus tard à Tabriz. Là, si mon appareil photo fait toujours grève, ce sera le licenciement sec : j'attends d'être en Iran car ce sera sûrement moins cher... (capitaliste, va !)

lundi 13 avril 2009

Erzurum

Au programme : trouver un hotel pas cher, se reposer, collecter le visa iranien, mettre à jour le blog, visiter s'il y a lieu...

d'Erzincan à Erzurum

Rien à dire ni à faire sur Erzincan alors après ma journée de pause, je repars. Le printemps semble s'être définitivement installé, même si le froid persiste, et la route est plus facile. L'horizon se limite aux montagnes blanches de part et d'autre de la vallée, et la région semble assez désertique : tout en roche, avec des couleurs vertes, rouges, ou marron selon les endroits... Ça semble un peu triste mais malgré les apparences, il y a tout de même des témoignages de vie : un aigle qui tourne dans le ciel, un renard surpris au bord d'un ruisseau, pas mal d'oiseaux de toutes sortes, et surement plein d'autre choses si je prenais plus de temps pour m'arrêter et regarder.

Bref, ça va à peu près bien. Juste un peu fatigué, peut-être à cause des marches précédentes ou de l'altitude, je sais pas... J'arrive ainsi à Tercan, une petite bourgade de 3000 ames environ, et là, une petite surprise m'attend : je tombe par hasard sur un caravensérail, un vrai ! Tout beau, tout vieux, entretenu, avec un restaurant à l'intérieur... Ça n'a rien de mirifique, bien sur : un carré de pierres, quelques décorations, le "cloitre" intérieur, et voilà. Mais bon, ça me rappelle que je suis sur la route de la soie, avec toutes les histoires, les contes, et les légendes qui s'y rattachent ! En plus mon appareil photo a bien voulu se remettre en marche pour l'occasion, alors j'ai pu prendre une photo!
...
Je remarque que j'ai oublié de parler de mon appareil photo : il a commencé à "bugger" à Sivas (le zoom refusait de se rétracter), mais il s'est remis en marche le lendemain. Bon. Une saute d'humeur, sans doute. Et puis il a recommencé deux jours plus tard. Je l'ai bidouillé dans tous les sens et il s'est remis en marche. Bizarre autant qu'étrange... Et puis "rebug"... juste quand j'arrivais sur les belles montagnes en passant les cols à 2200m d'altitude !!! J'aurais pu prendre mes plus jolies photos depuis Ankara !
'^+%&/()=?*+ de matos de grec encore, ça, tiens !!!
Et puis il a remarché quelques heures à Tercan... et depuis c'est fini, plus de photos. La grève. J'ai beau lui parler de service public minimum, d'amélioration des conditions de travail, rien. Panne informatique ? Problème mécanique ? Ou tout simplement le froid ? Il est vrai que je le porte à la ceinture alors il subit aussi les températures. Une fois arrivé à Erzurum, je me rends chez un photographe : il ne peut rien faire. Zut...
Donc en attendant une solution, soit je trouve une image sur le net qui corresponde à ce que je vois, soit... rien.

C'est donc sans photo que je termine le trajet jusqu'à Erzurum. Les gens sont toujours accueillants, et les jandarmas aussi : 10 km après Aşkale (ma dernière étape, 50 km avant Erzurum), je tombe sur un poste de garde le long de la route où s'ennuient 6 ou 8 militaires... Ils m'invitent à prendre le thé, et après avoir entendu mon histoire habituelle ("Seyahat ediyorum, Fransa da Çin se yaya olarak gidiyorum"), l'un d'eux m'offre un chapelet pour "compter les kilomêtres" ! C'est le genre de petits chapelets avec 30 ou 35 perles que je vois partout depuis l'albanie... J'avais déjà une tête "couleur locale", et je commence à avoir le matériel ! ;-)
J'arrive le soir à Erzurum et trouve un hôtel rapidement : pour la suite, on verra demain.

lundi 6 avril 2009

De Sivas à Erzincan

Où en étais-je ?
Ah oui, Sivas... Je suis tombé en arrivant là-bas sur un étudiant qui m'a hébergé. Lui et ses 5 colocataires vivent dans l'un des HLM près de l'université de la ville, une de ces petites zones urbaines qui poussent partout comme des champignons en Turquie : 10 immeubles tous pareils, un accès routier, un marché, une mosquée, et voilà 500 personnes logées au milieu de nul part. La croissance de la ville finira par les absorber... Ils étaient très gentils, mais à 5 ils étaient incapable de faire une phrase en anglais, alors la communications était un peu difficile. C'est quand même bizarre de voir un étudiant en commerce international de 21 ans incapable d'aligner 3 mots d'anglais... Mais ils se sont vraiment montré hospitalier, c'était bien.

A Sivas, il y a l'ancienne école (enfin ce qu'il en reste) de Kemal Atatürk : une belle architecture ancienne. C'est la première fois que je peux voir quelques vieille pierres depuis Istanbul, ça fait plaisir. Ça ressemble à ce que disait Adélaide à propos des Japonais, quand j'étais chez elle à Ankara : ils n'aiment pas les vielles choses, ils préfèrent le neuf. Ils remplacent au lieu d'entretenir. On trouve également à Sivas l'inévitable musée d'Atatürk (que je n'ai pas visité)...
Je me suis posé en ville une journée, et je suis repartis le lendemain, direction Erzincan.

Là, ça commence à se corser un peu. Pas au début car j'ai enchainé quelques étapes tranquilles de 35 ou 40 km. J'arrive généralement en milieu d'après-midi, il fait beau ou tout au moins il ne pleut pas (ne jamais sous-estimer le pouvoir caché d'un paquet de chips !), bref, tout va, c'est facile.

Par contre, depuis Ankara, je me fais tout de suite repérer comme étranger. Je crois que c'est à cause des cheveux : en ville ça va, mais à la campagne, tout le monde à les cheveux très court... On me demande si je suis Iranien, maintenant : ça c'est nouveau. les gens s'arrêtent pour me regarder quand je passe dans la rue, et donc en arrivant dans la petite ville d'Imralı, je suis abordé par quelqu'un qui m'offre le thé. Il ne parle pas anglais mais je commence à avoir le coup de main pour me faire comprendre. Il m'offre le gite et va très bien s'occuper de moi. Mais c'est le turc le plus étrange que j'ai rencontré ! Un mélange de communiste écologique protestataire qui passe pour un original auprès de ceux qui l'aiment bien et de fou auprès de ceux qui ne l'aime pas... En tout cas il est très gentil avec tout le monde et aime rendre service comme j'ai pu le constater. Il a une surprenante culture générale, me citant Victor Hugo, Karl Marx ou Socrate, mais ça part un peu dans tous les sens et il n'hésite pas à mettre en relation des choses qui n'en ont aucune : le résultat est parfois surprenant.

Il m'apprend que je suis actuellement à environ 1800 m d'altitude, et que les montagnes blanches qui décorent le paysage sont entre 2500 et 3200 m. Je n'imaginais pas être si haut !

Je vais le réaliser le lendemain. Je pars avec le soleil, et mon hôte m'accompagne sur les 15 premiers kms. Ensuite, je me lance dans les montagnes. La route monte jusqu'au col de Kizildağ : altitude affichée : 2190 m. Le paysage est magnifique, les hautes montagnes montent leurs cimes blanches jusqu'au ciel bleu, tout est couvert de neige et brille au soleil... comme sur les cartes postales ! Le soleil est très agressif et l'air est glaciale. Une fois le col passé, la route redescend rapidement puis serpente jusqu'à Refahiye... Problème : la distance Imralı-Refahiye est de 72 km, et entre les 2, il n'y a rien. Je ne sais pas si je trouverai un hôtel ou quelque chose à Refahiye, alors au bout de 50 km, je cède à l'invitation d'une navette et fait les 20 derniers km en minibus.

Le lendemain, rebelote pour arriver à Erzincan : 35 km pour monter au col de Sakaltutan (2100 m d'altitude), et 35 km pour redescendre = 70 km... sauf que cette fois, je sais que je dormirai le soir dans un bon lit. Donc je me lance pour battre mon petit record de 65 km. Les conditions sont plutôt bonnes : le soleil, les belles montagnes blanches, la route qui monte quand je suis en forme et qui descend quand je suis fatigué, un sac léger (je ne prends qu'une demi bouteille d'eau car il y a il y a toujours des sources en montagne), bref, je sens que je peux le faire. Et puis comme la veille, il n'y a rien entre les deux, hormis un petit restaurant au col (J'y déjeune vers 13h30).
Et effectivement, j'y arrive. Parti à 6H00 de Refahiye, j'arrive à 22H00 à Erzincan. Avec moins de 2 heures de pauses cumulées, ça fait quand même pas mal d'heures de marche. Trop,en fait. Je devrais être content, mais non : pour le coup, c'est un peu trop. Surtout cumulé avec le trajet de la veille : les pieds protestent et menacent de déposer un préavis de grève, les genous se plaignent... et de toute façon, à 5km/h, la journée n'est pas assez longue pour faire la distance, j'ai du marcher 3 heures de nuit pour le final (je n'aime décidément pas marcher la nuit sur la route). C'est surprenant comme 10 ou 15 km de plus en fin de journée peuvent changer la donne.
Bref, je crois que cette distance-là, je peux l'encadrer, je ne suis pas prêt de la refaire. Encore que quand je regarde ma carte, les montagnes sont loin d'être finies...
A Erzincan, je me pose encore une journée. Pour le coup c'est nécessaıire.