Je vais prendre un avion pour Bangkok. J'ai mon billet en poche, et je repense un peu a tout ce parcours en Inde...
Je suis deja parti, dans ma tete, alors je me sens bien. Mais que ce fut dure ! Je ne comprends toujours pas pourquoi, alors que je m'attendais a passer un bon moment dans un pays mythique...
Non, en fait, je sais pourquoi : je l'ai decris en long et en large dans mes messages precedents. Mais jusque-la, de Boree a Islamabad, ce fut surtout une epreuve physique que je soutenais grace a mon mental. Je realise a present que la traversee du sous-continent indien m'a surtout epuise le mental et non le physique. Marcher etait facile, ce sont les indiens qui sont fatiguants. Et je suis tres loin d'etre le seul a le dire : il m'a suffit de discuter avec les autres touristes ou d'ecouter les conversations autour de moi a Agra, Varanasi, ou a Calcutta, pour realiser que ca fatiguait pas mal de monde a divers degres. C'est supportable 15 jours ou 3 semaines, mais pour moi, 2 mois, c'etait un peu trop. Certains adorent car ils voyagent dans des conditions particulieremet agreables et/ou ont un esprit visiblement plus adapte que le mien, comme cet argentin qui me demandait comment je pouvais etre aussi fatigue d'un pays aussi magnifique (ca faisait 8 mois qu'il y etait), mais je crois que j'ai choisi l'une des pires facons de voyager en Inde. Ne faites pas comme moi, un suffit.
Mais a present que je regarde en arriere, ce n'est peut etre pas plus mal. Apres tout, ce voyage a aussi pour but de m'explorer moi-meme, et j'ai toujours eu besoin de developper ma patience...
Que dire d'autre ?
Ah, oui ! J'ai oublie de parler de la police indienne ! C'est vrai, ca, j'en parle pour chaque pays traverse. Tradition. J'ai faillis oublier car en fait, je n'ai pas vraiment eu de contacts... Pour tout vous dire, la police, en Inde, ca ne sert a rien. Au moins n'ai-je pas ete embete. C'est assez facile a decrire : les policiers indiens sont presque tous vieux et ventripotents. il s'assoient parfois a un carrefour ou a l'entree d'une ville, et attendent que le soleil se couchent. Certains sont armes d'un long baton qui leur sert de canne, d'autres ont un vieux fusil qui doit dater de la fin du Raj (la colonistation anglaise, terminee en 1946) et qui, de toute facon, leur sert de canne... C'est pitoyable, d'autant qu'ils ont une reputation de corruption a peu pres aussi solide que celle des policiers pakistanais. Au moins laissent-ils les touristes tranquilles. Quand il y a un probleme, les indiens reglent ca eux-meme, entre eux, generalement en frappant d'abord et en parlant apres comme j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le voir.
mardi 10 novembre 2009
Kolkata
Ou Calcutta. Tout comme Varanasi (Benares) ou Mumbay (Bombay), c'est encore une ville qui a change de nom.
Cette bourgade de quelques 14 millions d'habitants est la capitale du West-Bengal, et se distingue de tout ce que j'ai vu auparavant ! Finalement, j'aurais mis le temps a comprendre, mais j'en suis venu a la conclusion que "l'Inde", ca n'existe pas. Ou tout au moins, c'est une generalite erronee ne pouvant que sous-entendre une multitude de choses (peuples, mentalites, paysages, cultures, religions, etc...) qui ne se ressemblent pas, voir qui sont incompatibles les unes avec les autres.
Cette bourgade de quelques 14 millions d'habitants est la capitale du West-Bengal, et se distingue de tout ce que j'ai vu auparavant ! Finalement, j'aurais mis le temps a comprendre, mais j'en suis venu a la conclusion que "l'Inde", ca n'existe pas. Ou tout au moins, c'est une generalite erronee ne pouvant que sous-entendre une multitude de choses (peuples, mentalites, paysages, cultures, religions, etc...) qui ne se ressemblent pas, voir qui sont incompatibles les unes avec les autres.
Ca a mis du temps, mais cette notion a fini par rentrer dans ma caboche. D'autant plus facilement que - du moins je crois - mon esprit s'ouvre plus facilement a present que je sais en avoir termine avec ce pays. Je suis plus serein et peut etre un peu plus objectif, aussi.
J'ai retrouve le sourire.
Mais revenons au tourisme. Calcutta est une ville pleine de vieux batiments coloniaux, et le ghetto a touristes, la Sudder street et tout le quartier environnant, regorge d'eglises et d'edifices religieux chretiens... C'est assez surprenant, mais il y a quand meme toutes les autres religions presentes ici. Cependant, les anglais ont laisses une importante empreinte. Dans les maisons de style ancien, egalement. contrairement aux autres endroits que j'ai visite, elles n'ont pas disparus ou ne sont pas forcement en ruines (les indiens n'ont guere l'habitude d'entretenir quoique ce soit sans une implication du gouvernement).
Et puis il y a toutes sortent de details :
Par exemple, alors qu'ils ont disparu dans le reste de l'Inde, il y a plein de pousse-pousses ! Il n'y a pas beaucoup de rickshaws, mais il y a plein de vrai taxis (des voitures "ambassador", un ancien modele anglais je crois) alors qu'ailleurs, tout se fait en tricycle, motorise ou non.
Et puis c'est l'une de rares villes a disposer de l'electricite en permanence. A premiere vu. le reseau a l'air aussi lamentable qu'ailleurs, et pourtant, il y a de la lumiere partout. Bref, le premier jour, je suis alle de surprises en surprises de ce genre.
Par exemple, alors qu'ils ont disparu dans le reste de l'Inde, il y a plein de pousse-pousses ! Il n'y a pas beaucoup de rickshaws, mais il y a plein de vrai taxis (des voitures "ambassador", un ancien modele anglais je crois) alors qu'ailleurs, tout se fait en tricycle, motorise ou non.
Et puis c'est l'une de rares villes a disposer de l'electricite en permanence. A premiere vu. le reseau a l'air aussi lamentable qu'ailleurs, et pourtant, il y a de la lumiere partout. Bref, le premier jour, je suis alle de surprises en surprises de ce genre.
Bon, une fois de plus (je me repete, radotte, et me paraphrase) : "relativisons" ! Un maitre mot en Inde. Toute ces descriptions bien sympatiques revelant une humeur agrable se cantonnent au centre-ville. Je ne suis pas alle tres loin pour faire mes visites.
Calcutta, pour ceux qui ne le savent pas, est aussi celebre pour ses criantes inegalites sociales et ses bidonvilles immenses. C'est d'ailleurs de ces zones de miseres que vient le film "La Cite de la joie".
Et tout ca malgre un gouvernement "communiste" (le gouvernement du West-Bengal, pas celui de l'Inde, hein !), car on a beau se pretendre communiste, ca n'empeche pas d'etre hindou et de faire partie d'un systeme de castes ou les intouchables n'ont que ce qu'ils meritent... Si seulement ils pouvaient se rappeler les paroles du Mahatma Gandhi. D'ailleurs, lors de la partition, il avait fait de veritables miracles dans une Calcutta ensanglantee, en proie a la folie.
jeudi 5 novembre 2009
Moderation...
Bizarre...
Bizarre autant qu'etrange !
L'inde chercherait-elle a se rattraper apres toutes ces impressions negatives de ces 45 derniers jours ?
Tout va bien... Si bien que je ne comprends plus. Les premiers jours, je me disais que c'etait le calme avant la tempete, mais le calme a continue... Aussi incroyable que cela puisse me paraitre, je n'avais pas fait de marche aussi agreable depuis tres longtemps !
Jours apres jour, je suis partis le matin vers 5H30 ou 6H en me disant : "Est-ce que ca va aller ?", "Que va-t-il me tomber sur la tete ?", "vais-je finir par prendre un bus ?"... mais non. Rapidement, la douce temperature des premieres heures du jours et le calme du traffic routier me laissaient pleinement profiter de la marche, et emporte par le rythme, sans efforts, j'ai enchaine les kilometres sans plus me poser de questions. Meme si la chaleur avait tendance a monter par la suite, ce n'est plus comme en ete, et le Jharkhand, l'Etat suivant celui du Bihar, est a peine plus peuple que ce dernier. Je pouvait donc a loisir laisser mon esprit vagabonder pendant que mes jambes retrouvaient le plaisir des longues distances. Ainsi, malgre la nuit qui arrive excessivement tot aujourd'hui (vers 17H - 17H30), j'ai pu chaque jour faire sans problemes 40, 45, voir 50km, trouvant sans trop de peine de quoi dormir, et me couchant tout surpris d'avoir passe une bonne journee...
"Ca ne peut pas durer" me disais-je, et le lendemain se reposait la question : "est-ce aujourd'hui que ca va se degrader ?" Et puis non...
Au final, pres de 2 semaines de marche tranquille avec un arret d'une journee a Bodh Gaya, et l'obligation pour moi de revoir mon jugement envers cette Inde si imprevisible, irritante, fatiguante, enervante, mais capable de montrer un doux visage quand elle le souhaite...
Aujourd'hui, je me trouve a Calcutta. Je visite et vous tiens au courant !
Bizarre autant qu'etrange !
L'inde chercherait-elle a se rattraper apres toutes ces impressions negatives de ces 45 derniers jours ?
Tout va bien... Si bien que je ne comprends plus. Les premiers jours, je me disais que c'etait le calme avant la tempete, mais le calme a continue... Aussi incroyable que cela puisse me paraitre, je n'avais pas fait de marche aussi agreable depuis tres longtemps !
Jours apres jour, je suis partis le matin vers 5H30 ou 6H en me disant : "Est-ce que ca va aller ?", "Que va-t-il me tomber sur la tete ?", "vais-je finir par prendre un bus ?"... mais non. Rapidement, la douce temperature des premieres heures du jours et le calme du traffic routier me laissaient pleinement profiter de la marche, et emporte par le rythme, sans efforts, j'ai enchaine les kilometres sans plus me poser de questions. Meme si la chaleur avait tendance a monter par la suite, ce n'est plus comme en ete, et le Jharkhand, l'Etat suivant celui du Bihar, est a peine plus peuple que ce dernier. Je pouvait donc a loisir laisser mon esprit vagabonder pendant que mes jambes retrouvaient le plaisir des longues distances. Ainsi, malgre la nuit qui arrive excessivement tot aujourd'hui (vers 17H - 17H30), j'ai pu chaque jour faire sans problemes 40, 45, voir 50km, trouvant sans trop de peine de quoi dormir, et me couchant tout surpris d'avoir passe une bonne journee...
"Ca ne peut pas durer" me disais-je, et le lendemain se reposait la question : "est-ce aujourd'hui que ca va se degrader ?" Et puis non...
Au final, pres de 2 semaines de marche tranquille avec un arret d'une journee a Bodh Gaya, et l'obligation pour moi de revoir mon jugement envers cette Inde si imprevisible, irritante, fatiguante, enervante, mais capable de montrer un doux visage quand elle le souhaite...
Aujourd'hui, je me trouve a Calcutta. Je visite et vous tiens au courant !
jeudi 29 octobre 2009
Bodh Gaya
La ou Bouddha s'est "eveille"...
Un lieu sacre ou viennent en pelerinage les bouddhistes du monde entier, de toutes les traditions (tibetaines, shintoistes, etc...).
Un lieu sacre ou viennent en pelerinage les bouddhistes du monde entier, de toutes les traditions (tibetaines, shintoistes, etc...).
mercredi 28 octobre 2009
Naxalites
Avez-vous jamais entendu parler du mouvement "naxalite" ?
Moi pas.
J'ai entendu ce mot pour la premiere fois en discutant avec un orientaliste italien a Varanasi. Il me disait de prendre garde aux naxalites en traversant le Bihar. Je suis alle sur la toile me renseigner. En realite, je ne risque strictement rien. Comme d'habitude, on me dit "Tu va la-bas ? Fais attention, ce n'est pas comme ici !", mais il n'y a aucun risque pour les etrangers a moins qu'ils n'aillent s'aventurer seuls betement je ne sais ou dans la jungle, auquel cas ils ont plus de chance de se faire bouffer par un tigre.
Le mouvement naxalite est un mouvement de rebellion d'inspiration maoiste base sur la pauvrete locale.
Un topo tout d'abord sur l'histoire des naxalites sur le site de "Mondialisation.ca".
Et aujourd'hui, en 2009 je vous propose : "Aujourd'hui l'Inde - article 1, article 2", et "Le Monde Diplomatique".
Et pour ceux qui ont du temps pour lire, voyez par exemple "Tlaxcala", un article plus global...
Pourquoi je vous en parle ? Parce que je les vois, ces "pauvres d'entre les pauvres". Parce que l'on ne cesse de nous bassiner en Occident avec les talibans, les vilains iraniens, les vilains afghans, etc..., mais jamais on ne parle de l'Inde. L'Inde, c'est le meilleur allie de l'occident face aux chinois, alors tout va bien, c'est un excellent eleve, la plus grande democratie du monde, allez-y en vacance, c'est super...
Les media chez nous nous prennent vraiment pour des buses avec leurs "tout blanc / tout noir", et ils osent pretendre informer !
Moi pas.
J'ai entendu ce mot pour la premiere fois en discutant avec un orientaliste italien a Varanasi. Il me disait de prendre garde aux naxalites en traversant le Bihar. Je suis alle sur la toile me renseigner. En realite, je ne risque strictement rien. Comme d'habitude, on me dit "Tu va la-bas ? Fais attention, ce n'est pas comme ici !", mais il n'y a aucun risque pour les etrangers a moins qu'ils n'aillent s'aventurer seuls betement je ne sais ou dans la jungle, auquel cas ils ont plus de chance de se faire bouffer par un tigre.
Le mouvement naxalite est un mouvement de rebellion d'inspiration maoiste base sur la pauvrete locale.
Un topo tout d'abord sur l'histoire des naxalites sur le site de "Mondialisation.ca".
Et aujourd'hui, en 2009 je vous propose : "Aujourd'hui l'Inde - article 1, article 2", et "Le Monde Diplomatique".
Et pour ceux qui ont du temps pour lire, voyez par exemple "Tlaxcala", un article plus global...
Pourquoi je vous en parle ? Parce que je les vois, ces "pauvres d'entre les pauvres". Parce que l'on ne cesse de nous bassiner en Occident avec les talibans, les vilains iraniens, les vilains afghans, etc..., mais jamais on ne parle de l'Inde. L'Inde, c'est le meilleur allie de l'occident face aux chinois, alors tout va bien, c'est un excellent eleve, la plus grande democratie du monde, allez-y en vacance, c'est super...
Les media chez nous nous prennent vraiment pour des buses avec leurs "tout blanc / tout noir", et ils osent pretendre informer !
Bihar
Bon, et bien voila, il suffisait de raler...
A l'inverse de l'etat d'Uttar Pradesh qui est l'un des plus grands, l'un des plus peuple, et l'un des plus riches etats de l'Inde (un des plus desagreables, aussi !), l'Etat du Bihar est l'un des plus pauvre et des plus delaisse du pouvoir central de Delhi. Essentiellement agricole, la population vit pauvrement, generalement sans electricite, parfois sans instituteur pour les enfants, parfois meme sans eau quand les puits sont a sec.
Un retour de 4000 ans en arriere confirme un peu plus tard le meme jour par cet autre paysan qui utilise... une araire en bois ! Mais oui...
Meme les Gaulois faisaient mieux...
Dommage tout de meme d'en arriver la. Je n'attendais pas grand chose, pourtant : un peu de calme, de quoi dormir tous les 40 ou 45 km, et pas trop d'embrouilles... C'etait visiblement trop demander pour l'etat d'Uttar Pradesh.
Mais a une journee de marche de Varanasi commence l'etat du Bihar.
Et la, c'est alle tout de suite mieux.
J'ai passe 6 jours a Benares (Varanasi) pour me remettre les compteurs a zero, a la suite de quoi, me sentant mieux, je suis reparti.
Tranquilou, d'abord, en remontant la rive du fleuve de gath en gath jusqu'a l'unique pont qui enjambe le Gange. Ensuite, durant quelques heures, ce fut comme avant Varanasi. Je commencais a me demander combien de temps je tiendrais, mais peu a peu, le traffic s'est reduit, et le soir, j'ai trouve une tres bonne place pour dormir dans une station service dotee d'un dortoir pour routiers. J'ai bien dormis et du coup, j'etais en forme pour attaquer le Bihar. Et durant toute cette semaine, j'ai pu chaque soir trouver ou dormir, dormir a peu pres convenablement, et passer la journee sur une route pas trop frequentee et beaucoup moins bruyante et fatiguante qu'avant. Donc, la, ca va bien. On dirait que l'Inde cherche a corriger son image, hehehe...
A l'inverse de l'etat d'Uttar Pradesh qui est l'un des plus grands, l'un des plus peuple, et l'un des plus riches etats de l'Inde (un des plus desagreables, aussi !), l'Etat du Bihar est l'un des plus pauvre et des plus delaisse du pouvoir central de Delhi. Essentiellement agricole, la population vit pauvrement, generalement sans electricite, parfois sans instituteur pour les enfants, parfois meme sans eau quand les puits sont a sec.
Pour vous donner un exemple : a Aurangabad, chef lieu de ditrict, je suis passe a la caserne de police pour me faire enregistrer. Meme le chef de la police locale travaillait a la bougie ! Les plus riches ont un generateur, mais ca ne fait pas grand monde.
Les gens sont differents, aussi. En fait, pour ceux qui s'en rappellent, j'ai exactement le meme schema qu'avec le Montenegro et l'Albanie, avec les memes effets : les gens pauvres sont plus simples, plus tranquilles, c'est souvent la premiere fois qu'ils voient un etranger, et faute d'acces a la societe de consommation, le pays est moins pollue, plus vert, et globalement mieux tenu car il y a du monde pour s'en occuper. En Inde, il y a en moyenne 50% de la population dans les campagnes, mais au Bihar c'est assurement beaucoup plus.
Le paysage a radicalement change juste apres la frontiere : avant, je voyais beaucoup de ble et les arbres resemblaient a ceux d'europe. A present, la plaine est couverte de rizieres ou surgissentent ca et la des palmiers -- enfin je crois que ce sont des palmiers, mais je peux me tromper... ou des cocotiers ? Ils ont plein de noix de coco en Inde... -- , et j'ai pour la premiere fois la sensation d'etre vraiment arrive en Asie.
Les paysans cultivent la terre en petites parcelles, genre 20 m sur 10 m... Ca fait des patchwork de verts differents, c'est joli.

Par contre, on m'a prevenu aue le Bihar etait pauvre, mais pas qu'il en etait reste au Neolithique ! Sur la photo suivante, vous pouvez voir un paysan en train d'irriguer son champs... au seau ! A l'aide d'un balancier, comme dans l'antiquite !
Un retour de 4000 ans en arriere confirme un peu plus tard le meme jour par cet autre paysan qui utilise... une araire en bois ! Mais oui...Meme les Gaulois faisaient mieux...
Sur le coup, ca m'a fait un choc. Mais bon, ca s'explique assez facilement : les parcelles sont petites, et bordees par un remblais de terre de 20 ou 30 cm de haut pour garder l'eau, ce qui rend le tracteur inutilisable. Enfin quand meme, une araire en bois pour gratouiller la poussiere... i' sont vraiment pauvres, les biharis !
Aujourd'hui, apres une semaine agreable, je fais un arret imprevu a Bodh Gaya. C'est une petite ville non loin de la route principale que j'emprunte, alors ca ne me fais pas un gros detour, et il semblerait que ce soit tres celebre du fait d'un grand pelerinage bouddhiste. Si j'ai bien compris, c'est la que ce serait eveille Bouddha ? Je vous en dirais plus demain.
mercredi 21 octobre 2009
Varanasi
Ou "Benares", de son nom de jeune fille.
Situee un peu apres la jonction des deux fleuves les plus sacres du sous-continent, le Gange, et la Yamuna, la ville sainte de Varanasi est dediee a la mort et a la regeneration. Les indous qui viennent y mourir sont assures de sortir du cercle de la reincarnation et d'atteindre le Nirvana. Aussi y observent-on en permanence des buchers qui brulent les corps des defunts, dont les cendres seront disperses dans le fleuve. Les gens viennent de toute l'Inde pour mourir ici, et il y a plein de vieillards trainant dans les rues, attendant leur heure, habilles d'un pagne et d'un colier de fleurs d'oeillets oranges ou jaunes.





Tout le long du fleuve, sur la rive ouest, s'enchainent les "Gaths", ces escaliers qui descendent dans l'eau pour permettre aux pelerins de s'y baigner. L'endroit est plein de Sadhous, de pelerins, et de touristes, et toute la ville est tres animee. C'est la premiere ville que je trouve interessante, car elle a conserve ses anciens palais au bord du fleuve, et tout son vieux centre-ville consitue d'un labyrinthe d'etroites ruelles ou ne peuvent s'engager les vehicules. Beaucoup de batiments anciens, des temples dans tous les coins, et vue de dessus, c'est une succession de terrasses et de parapets, domaine des singes et des enfants qui jouent le soir avec des cerf-volants. C'est plein de cerf-volants, le soir, des dizaines de petits carres de tissus qui s'agitent au milieux des oiseaux.
Une bonne ambiance, donc, surout si on reste dans la vieille ville.
J'y suis arrive plutot que prevu, car j'ai termine le trajet en bus, completement lessive, deprime, malade, avec une furieuse envie de rentrer en France qui ne tenait plus que par l'idee que j'en avais trop fait pour faire demi-tour maintenant. Et une furieuse envie aussi de massacrer quelqu'un, le premier venu, un indien de preference...
Une fois a Varanasi, j'ai eu la chance de trouver assez vite la place ideale dans la vieille ville, et je m'y suis cloitre pendant 4 jours. 4 jours a manger, dormir, manger, faire la sieste, somnoler, manger, et dormir. Rien d'autre. Aujourd'hui, ca va mieux, et j'ai visite la ville, je commence a parler avec les autres touristes qui logent dans le meme hotel, et je songe a la suite. Le morale est remonte, mais cette route Agra-Varanasi s'est averee aussi penible que prevue !
J'ai achete un nouvel appareil photo (le dernier, j'espere) et une nouvelle paire de sandales, et j'espere repartir du bon pied pour les 15 derniers jours vers Calcutta.
Situee un peu apres la jonction des deux fleuves les plus sacres du sous-continent, le Gange, et la Yamuna, la ville sainte de Varanasi est dediee a la mort et a la regeneration. Les indous qui viennent y mourir sont assures de sortir du cercle de la reincarnation et d'atteindre le Nirvana. Aussi y observent-on en permanence des buchers qui brulent les corps des defunts, dont les cendres seront disperses dans le fleuve. Les gens viennent de toute l'Inde pour mourir ici, et il y a plein de vieillards trainant dans les rues, attendant leur heure, habilles d'un pagne et d'un colier de fleurs d'oeillets oranges ou jaunes.





Tout le long du fleuve, sur la rive ouest, s'enchainent les "Gaths", ces escaliers qui descendent dans l'eau pour permettre aux pelerins de s'y baigner. L'endroit est plein de Sadhous, de pelerins, et de touristes, et toute la ville est tres animee. C'est la premiere ville que je trouve interessante, car elle a conserve ses anciens palais au bord du fleuve, et tout son vieux centre-ville consitue d'un labyrinthe d'etroites ruelles ou ne peuvent s'engager les vehicules. Beaucoup de batiments anciens, des temples dans tous les coins, et vue de dessus, c'est une succession de terrasses et de parapets, domaine des singes et des enfants qui jouent le soir avec des cerf-volants. C'est plein de cerf-volants, le soir, des dizaines de petits carres de tissus qui s'agitent au milieux des oiseaux.Une bonne ambiance, donc, surout si on reste dans la vieille ville.
J'y suis arrive plutot que prevu, car j'ai termine le trajet en bus, completement lessive, deprime, malade, avec une furieuse envie de rentrer en France qui ne tenait plus que par l'idee que j'en avais trop fait pour faire demi-tour maintenant. Et une furieuse envie aussi de massacrer quelqu'un, le premier venu, un indien de preference...
Une fois a Varanasi, j'ai eu la chance de trouver assez vite la place ideale dans la vieille ville, et je m'y suis cloitre pendant 4 jours. 4 jours a manger, dormir, manger, faire la sieste, somnoler, manger, et dormir. Rien d'autre. Aujourd'hui, ca va mieux, et j'ai visite la ville, je commence a parler avec les autres touristes qui logent dans le meme hotel, et je songe a la suite. Le morale est remonte, mais cette route Agra-Varanasi s'est averee aussi penible que prevue !
J'ai achete un nouvel appareil photo (le dernier, j'espere) et une nouvelle paire de sandales, et j'espere repartir du bon pied pour les 15 derniers jours vers Calcutta.
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