vendredi 26 décembre 2008

JOYEUX NOEL !!!

Je vous souhaite à tous un joyeux Noel ! Ici, à Istanbul, Noel passe presque inaperçu, et seules quelques petites décorations dans quelques boutiques du quartier des affaires (Taksim, pro-européen), rappellent l'évenement aux expatriés. Tout le monde travaille comme d'habitude. Je ne serai cependant pas seul pour ce soir : je vais fêter ça avec la communauté étudiante francophone (entre autre, beaucoup d'Erasmus, mais aussı des Turques, des turcs, et quelques autres nationalités). Bref, ça se présente bien. Passez tous une excellente soirée !!!



PS : ce message est anti-daté, car paru sur le blog en anglais...oups !

jeudi 4 décembre 2008

English version

Bon, il se trouve que j'ai de plus en plus de connaissances non-francophones, et ce devrait être de plus en plus le cas dans les mois et années à venir.
Alors comme ils veulent tous pouvoir me suivre, j'ai fini par accepter de doubler mon blog en anglais.
ça fait du travail en plus, mais ça fait plaisir.
Ce qui m'inquiète en revanche, c'est mon niveau d'anglais et les multiples fautes et erreurs d'expressions qui vont certainement jalonner mes messages !!!
Alors, si quelqu'un d'anglophone parmis vous voulait bien passer de temps en temps sur ces textes, pourrait-il (elle) me signaler les plus flagrantes ? ce serait vraiment bien !
:-)

Thank you

mardi 2 décembre 2008

Istanbul, pas Constantinople...

Quelques faits et gestes du quotidien... pas si routinier que ca, finalement !
Tout d'abord, je remarque qu'il manquait quelques photos à mes derniers messages :

Voici donc mes collocataires avec, dans l'ordre :

Rebecca, étudiante slovaque Erasmus, peut-être la plus calme du groupe, et vraiment sympatique :













Rebecca partage une chambre de l'appartement avec Anlame, une turque, étudiante elle aussi, dont l'ouverture d'esprit et la bonne humeur en font quelqu'un de très agréable... si on arrive à la faire tenir sur sa chaise plus de 5 minutes d'affilée :












Johanna, une bretonne, étudiante à "Science Po" arrivée ici par Erasmus, et qui étudie la géopolitique de la région. Vive et enthousiate, je crois que c'est la plus jeune de l'appartement :









Il y a aussi Zivile : photographe, fabricant des bijoux "vintage" pour les revendre sur le net, cette fille farfelue est toujours de bonne humeur, serviable, et son anglais est très drôle : Ca va Zivilie ? Yes ! - Je m'appelle Gauthier - Yes ! - Tu es pour ou contre Obama ? - Yes... on rigole bien ! N'empêche, c'est elle qui me prête son PC portable sur lequel j'écris ces lignes.
Merci Zivile ! - Yes !















Ensuite, Younes : Marocain, ou plutot Franco-Marocain vu son attachement au pays après quelques années passées à "Dauphine", à Paris, ce type est ce qu'il est d'usage d'appeler un "bout-en-train" de tous les instants ! Etudiant en économie à l'université de Galatasaray (où se forme l'élite de la Turquie), c'est "Monsieur ambiance" :












Et pour finir, moi... mais vous connaissez.

J'oubliais ! Puisque je suis dans les présentations, je doit vous parler de Yohanna : je vous ai dit que c'etait mon élève, mais je ne vous ai pas dit qu'il s'agissait de la fille de Rigobert Song, le footballer, ancien défenseur a Lens, parti a Galatasaray en 2004, et aujourd'hui toujours à Istanbul.
En tout cas, à 6 ans, mademoiselle ne s'en laisse pas conter facilement, mais comme elle a bon caractère, tout se passe bien !












Il y a un avantage a fréquenter des étudiants : on rencontre forcement d'autres étudiants !
J'ai fais la connaissance grâce a Younes de Sébastien (à gauche) et d'Aurélien (à droite) :










Le premier est étudiant en économie, comme Younes, et le second en philosophie. Mais surtout, nous avons tous les trois en commun la barbe et les cheveux longs... ;-)
Younes, Sébastien, Aurélien, Johanna, moi, et d'autres personnes de passage, cela forme un groupe francophone qui, s'il n'incite pas à la pratique de l'anglais ou du turc, permet au moins de passer de super soirees !!!


Maintenant que les présentations sont faites, que vous dire de mon activité quotidienne ?
Une seule obligation : les cours de Yohanna. Généralement programmés vers 17 heures (sauf le week-end où c'est plutôt en début d'après-midi), je dois compter plus d'une heure de trajet dans les deux sens. C'est pour moi l'occasion de m'entretenir un peu avec plus d'une heure et demi de marche et les escaliers du métro : 300 et quelques marches à monter et descendre 2 par 2 sur la point des pieds, héhé !
Mais ça n'occupe pas toute une journée. Pour commencer, je me lève tard, genre 9 heures voir pire si la nuit a été courte. Ensuite, je passe le temps entre l'entretient de l'appartement, la lecture - je me suis inscrit à la bibliothèque francophone de l'institut français de Taksim que je me charge de dévaliser - et internet. Pour ce dernier, j'ai le choix entre emprunter le portable de l'un ou l'une de mes collocataires, ou sortir dehors et me rendre dans l'un de multiples cyber-cafés qui jalonnent Istiklal.
Qu'est-ce qu'Istiklal ? C'est le nom d'une rue, mais pas n'importe laquelle ! Pour les Rouennais, je dirais que c'est l'équivalent de la rue du gros horloge en deux fois plus large et trois fois plus long... Pour les autres, je dirais que cette rue est aussi populaire que les Champs Elysées à Paris, et remplie la même fonction. On m'a dit que le passage dans cette rue entre vendredi et dimanche était estimé à trois millions de personnes en période normale !!!Vous ne me croyez pas ? regardez la photo ci-dessous :









En descendant cette rue, on arrive sur le pont qui enjambe le "Golden Horn", la Porte d'Or, qui sépare la rive ouest en deux parties, nord (ancien quartier occidental reservés autrefois aux gênois) et sud (ou se trouve le palais du Sultan). Sur ce pont, on trouve toute la journée une cohorte de pêcheurs qui récupèrent là des sardines et toutes sortent de fritures :









Fumer tue, parait-il...

Et puis il y a quelques extras. Par exemple, Younes m'a proposé de venir avec lui à l'université de Galatasaray pour une conférence donnée par notre ancien premier ministre et actuel député européen Michel Rocard !
Sujet du jour : La Turquie en Europe. Vraiment intéressant, mais le plus drôle, c'est que Younes appréciant le personnage, il m'a demandé de jouer les journalistes pour couvrir l'évenement pendant que lui-même tâchait de se faire dédicacer son dernier livre : me voilà donc en train de parcourir l'université (superbe, soit dit en passant) mitraillant tout ce qui bouge. Et à la sortie de la conférence, Younes et moi, nous étions les premiers pour sauter sur l'occasion de prendre la photo suivante :










Il parait qu'il y aura d'autres personnalités qui passeront à Galatasaray avant le mois de Mars, héhéhé...

J'ai aussi été invité à un concert : musique électro à la sauce orientale avec cythare éléctrique (non, je n'ai pas dit "guitare") et danseuse du ventre... bizarre mais amusant !










Je rencontre aussi des gens de passages, comme par exemple Stéphanie : elle participe actuellement à un échange européen à Sofia, et est venue passer quelques jours à Istanbul. Je l'ai vu arriver dans l'appartement avec Zivile, un soir, et j'ai appris qu'elle allait dormir sur le divan de cette dernière : question : comment est-elle arrivée là ???
C'est là que j'ai appris l'existence du site Couchsurfing.com, qui m'a été confirmée par l'un des randonneurs dont je vous ai parlé dans mon message "Ils existent".
Et bien http://www.couchsurfing.com/, c'est un réseau mondiale comprennant pour le moment un peu moins d'un million de personnes partout dans le monde avec un but : stimuler les voyages et les rencontres en mettant en relations les voyageurs et les locaux de chaques pays qui se disent prêt à héberger gratuitement quelqu'un pour une ou plusieurs nuits.
Voulez-vous visiter Budapest, par exemle, ou Chicago ? allez sur couchsurfing, trouvez quelqu'un qui y habite, et demandez-lui de vous héberger ! S'il est inscrit sur le site, c'est qu'il en a envie ! C'est l'occasion de redécouvrir les règles de l'hospitalité, d'avoir un logement gratis, et surtout, de se faire de nouveaux amis partout dans le monde !!!
Génial !
Autre avantage en ce qui me concerne : quand un étranger veut un visa pour un pays comme l'Iran (ou même la France), il doit avoir pour cela une lettre d'invitation : si on ne connait personne sur place, il faut contacter une agence de voyage, ou un hôtel, ce qui engendre forcément des frais supplémentaires de réservation. Et bien avec Couchsurfing, plus besoin : je trouve quelqu'un pour m'héberger lorsque je passerai dans sa ville, et je lui demande de bien vouloir m'envoyer une lettre d'invitation !!!

Bref, ça roule,

Je vous laisse, car il est 13H30, et j'ai les crocs...

Iyi Gunler !!!

vendredi 21 novembre 2008

Ils existent !!!

Y'en a d'autres !!!

On m'a dit et redit que j'étais dingue, et je commençais à m'inquiéter : suis-je donc le seul ?
Et bien non. En passant à la bibliothèque de l'institut français d'Istanbul, j'apprends que peu de temps auparavant sont passés une petite dizaine de randonneurs partis pour un tour du monde !
Voici leur site : www.toutenmarchant.com

Bien sûr, c'est toute une organisation, avec financement et logistique et tout et tout, mais tout de même, ça fait plaisir de voir que d'autres sont près pour ce genre de chose.
Et puis le plus surprenant : ils sont partis comme moi en Avril, et pas de très loin : de Grenoble !

Copains !

Je leur ai écris pour qu'ils me réservent une chambre à New Delhi, quand ils y passeront. Après tout, on ne sait jamais... ;-)

vendredi 14 novembre 2008

Taxi

J'ai pris le taxi...
Dit comme ça, ça n'a l'air de rien, et pourtant... Ceux qui sont déjà monté dans un taxi en Turquie, en Egypte, en Algérie, ou dans des pays du même genre me comprennent sûrement...

Comment vous expliquer simplement ?
Vous connaissez le film "TAXİ" de Luc Besson ? Et bien Daniel et son taxi blanc font figure de petits joueurs à côté de ces tueurs que sont les chauffeurs turcs ! Et encore, il parait qu'en période de ramadan, entre la faim et la chaleur, ils sont pires !
La vitesse en 3ème, une main sur le volant, une autre sur le klaxon, et en avant !!! Zig-zags dans les embouteillages, passages en force, virage brutal pour récupérer les petites rues à sens unique utilisées dans les 2 sens, je vois le rétroviseur qui ne cesse de frôler les obstacles, ça passe au cm ! Virages à droite, virages à gauche, klaxon et imprécations en pagaille, toujours plus vite car le premier engagé dans la rue a la priorité, retour sur la voie rapide, zig et zag sur une zone un peu floue où se mélangent piétons et voitures, et c'est vivant (mais oui !) que j'arrive à destination.
Ouf.
(une petite prière au saint patron des clients de taxi)

Ça, c'était le retour. Je dois tout de même avouer qu'à l'aller, j'ai eu affaire à un vieux nettement plus lent... mais presqu'aussi dangereux tellement il conduisait mal ! Et je sais de quoi je parle : ceux qui m'ont vu conduire m'ont suffisament critiqué pour que mon témoignage ait valeur d'expert ! (N'est-ce pas Jacky ?)

La vie s'organise...

J'ai logé pendant une dizaine de jours dans une auberge de jeunesse de Sultanahmet, le quartier touristique de la rive ouest (Hotel Sinbad). Pendant ce temps, j'ai cherché comment récupérer des sous et comment me loger plus durablement sans pour autant y laisser ma chemise...

Question travail, en surfant sur le net, j'ai constaté qu'en plus du fait de ne pas parler turc, je n'avais pas non plus de permis de travail ! Pas prévu, ça... Mais bon, d'un côté, pour l'obtenir, il faut payer une certaine somme puis attendre plusieurs mois pour espérer l'obtenir. Et de l'autre, j'apprendrai par la suite que la moitié des étrangers travaillent sans permis et sans problème à des postes tout à fait officiels. Reste la barrière de la langue... Alors je me suis plutôt orienté sur la communauté francophone, notamment les écoles françaises (nombreuses), et je me suis auto-proclamé "Assistant scolaire" pour donner des cours particuliers aux élèves en difficultés.
Je me suis rendu à l'école primaire "Pierre Loti", et je suis arrivé pile en même temps qu'une demande de soutient d'une mère d'élève... Me voilà donc avec une charmante petite élève, Yohanna, a qui chaque jours je fais répéter ses leçons !

Ensuite, pour le logement, j'ai plutôt tablé sur la colocation, et j'ai trouvé via le forum de MFE (Maison des Français à l'Etranger) un appartement très sympa près de Taksim (pour ceux qui connaissent). Nous sommes 6 : une française, une lituanienne, une turque, une slovaque, un marocain, et moi ! Soit quand même 3 francophones... Mais c'est de la faute de Yussuf, le propriétaire : il parle plus facilement français qu'anglais et privilègie le recrutement sur des sites web francophones, alors forcément...
İls sont étudiants pour l'ensemble (Erasmus), ormis la lituanienne qui est photographe (et moi qui suis... rien !). L'ambiance est vraiment sympa, le confort complet (machine à laver, accès internet, fourniture des draps, des serviettes, des accessoires de cuisine, grande salle commune...), bref, rien à redire, c'est super.

Voila, c'est parti pour 4 mois. Ne vous attendez donc pas à de nombreux messages durant cette période, car mon environnement ne changera pas comme avant.

Ciaobye!

mercredi 5 novembre 2008

J'ai eu quelques jours pour "poser les valises", visiter un peu...

Bon, que dire sur ces 6 derniers mois ?
Vu d'ici, ça ne semble pas si difficile... les mauvais souvenirs deviennent bons après un peu de temps, et finalement, la seule vrai contrainte aura été le climat : la chaleur excessive use le physique, la pluie mine le moral, le froid la nuit demande une certaine habitude... Je ne croyais pas y être si sensible !

A part ça, je me rends compte que ça s'est franchement bien passé : je n'ai pas été malade (même pas un p'tit rhum), la barrière de la langue n'a pas été un problème, j'ai rencontré des gens très accueillants... J'ai pu voir combien un simple sourire permettait d'aller loin. Je l'ai vérifié tous les jours : on marche avec ses pieds, mais on avance avec sa tête. Le moral, toujours le moral.
Ceci dit, jusqu'à présent, je n'ai pas vraiment eu de problèmes pour dormir où bon me semblait, ni pour trouver à manger régulièrement. Ça aide, forcément. Je ne crois pas avoir particulièrement perdu de poids (75 kg au départ, 70 en Autriche, sans doute autant aujourd'hui), la santé est bonne...
Bref, tout va.

Qu'ai-je appris sur cette période ?
J'ai visité des pays très différents, très contrastés à tous les niveaux (La Suisse et l'Albanie sont un bon exemple d'extrêmes inverses) : la mentalité de leur population, leurs attentes et leur vision du monde...

J'ai vu des endroits formidables : Les montagnes suisses, Vienne, la Dalmatie, la Grèce antique...

Beaucoup de gens m'ont fait part de leur surprise : j'avance vite. un minimum de 40 km par jours (8 heures de marche), mais somme toute, je crois que ce n'est pas si énorme : d'abord, tant que les journées sont suffisamment longues, je peux faire 50, 55, voir 60 km comme c'est arrivé deux fois, et puis je suis à présent capable d'enchaîner 5 ou 6 heures de marches (25 à 30 km) sans faire de pause. Et puis je suis régulier comme une horloge : 1 heure = 5 km, matin et soir. Ce n'est pas très rapide, mais j'ai encore le temps de m'améliorer.
Mon sac aussi n'a cessé de s'allèger : de 25kg, il est rapidement tombé à 22 puis 20kg. En Grèce, je l'ai encore diminué, et aujourd'hui, il doit faire 15kg, environ.... Je songe encore à supprimer d'autres éléments et à acheter un sac nettement plus petit. Je me demande jusqu'où je pourrais aller ?

Je suis à Istanbul depuis une bonne semaine, aujourd'hui. Retour à la vie de citadin : je vous laisse imaginer le contraste !
Recherche d'un travail, d'un logement, déambulation dans les rues, les transports en communs... L'attention est constamment sollicitée par les lumières, les appels, le bruit, toujours le bruits, la foule, partout...
A cette occasion, j'ai constaté un drôle de phénomène : jamais je n'ai ressenti l'ennuis malgré le fait d'être seul en permanence durant ces 6 mois (comme certains s'en sont inquiété), mais ici, au milieu de cette masse de gens, j'ai réussi à me sentir seul... Pas longtemps, bien sûr (ce n'est pas dans ma nature), mais faute de pouvoir m'isoler dans ma tête, de pouvoir être tranquille, j'arrive á rencontrer la solitude au milieu de 12 millions de personnes... bizarre.
Mais ça ne va pas durer : en effet, si je parviens à trouver un emplois et une colocation (c'est en bonne voie), je vais me retrouver avec la situation de départ que j'ai quitté au mois de Mars. Métro-boulot-dodo.